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ECONOMIE

Comment aider l’Amazonie depuis l’Europe ?

Ces entreprises européennes liées à la déforestation illégale de l'Amazonie  - Observatoire des multinationales

J’aimerais aujourd’hui réagir à un article de 365reusable.com qui prédit que l’Amazonie pourrait avoir totalement disparu d’ici une quarantaine d’années.

Un extrait de l’article, qui énumère les causes de cette mort annoncée, m’a particulièrement frappé:

« Il est intéressant de noter que 80 % de la déforestation en Amazonie est le résultat de l’élevage de vaches pour la viande et les produits laitiers, selon l’école de l’environnement de Yale, tandis que les 20 % restants peuvent être attribués à des choses comme la culture du soja (pour nourrir le bétail), l’huile de palme et le bois de construction. »

Après avoir lu ces lignes, je me suis demandé ce que vous et moi pouvions faire, depuis l’Europe, pour contribuer à sauver l’Amazonie. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous ne sommes pas totalement impuissants. Alors, comment pouvons-nous agir ? Sans être exhaustif, voici quelques pistes.

– Pour la viande : cesser de consommer du bœuf ou des produits laitiers importés de là-bas. Trouver l’origine d’un produit est très facile: les trois premiers chiffres du code-barres correspondent à sa provenance. Pour le Brésil, c’est 789.

– Malheureusement, la provenance des ingrédients ne figure pas sur les plats préparés industriels, donc dans le doute, mieux vaut éviter d’en acheter.

– Pour le soja qui sert nourrir le bétail, y compris européen : privilégier les circuits courts qui permettent de tracer l’alimentation des animaux la viande qu’on achète ou cesser d’en consommer.

– Pour l’huile de palme: mauvaise nouvelle, elle est partout. Bonne nouvelle, l’étiquette mentionne sa présence dans un produit.

– Pour le bois de construction: les labels PEFC et FSC garantissent du bois durable qui ne provient pas de la déforestation.


Voilà en résumé mots diverses clés pour lutter, à notre échelle et à distance, contre la déforestation de l’Amazonie.

Ce que nous pouvons faire, faisons-le !

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Zéro déchet

Crise de l’environnement: qu’est-ce que je peux faire?

Il ne se passe pas un jour sans que les médias nous parlent du dérèglement climatique, de la perte de biodiversité, des microplastiques… Si vous êtes comme moi, dans le meilleur des cas ça vous déstabilise et au pire ça vous plombe le moral avec un sentiment d’anxiété et d’impuissance. Et même si les cleanwalks font beaucoup de bien, par les temps confinés qui courent, ils se font (trop) rares pour vraiment nous ragaillardir.

Alors aujourd’hui, j’ai envie de vous partager une petite liste d’actions toutes simples que chacune et chacun de nous peut mettre en place, chez soi, à son rythme, pour lutter contre la crise de l’environnement. Elle est faite pour être partagée, alors n’hésitez pas à vous l’approprier, à la diffuser autour de vous, à vous en inspirer dans vos comms sur les réseaux – bref à l’utiliser pour faire votre part de colibri!


Prêt.e.s? On y va pour les mesures individuelles les plus efficaces:

  • Consommer moins d’essence, de diesel, de kérosène
  • Manger moins de viande et de poisson
  • Ne plus acheter d’articles jetables ou emballés sous plastique
  • Faire ses courses avec des contenants réutilisables
  • Trier ses déchets, et si possible, démarrer un compost
  • Acheter de la nourriture locale et de saison
  • Faire la chasse au gaspillage : alimentation, électricité, eau…
  • Réduire sa consommation numérique au minimum utile ou nécessaire
  • Refuser, emprunter, échanger, réutiliser, réparer, recycler avant d’acheter du neuf
  • Boycotter les marques polluantes
  • Mettre la pression à ses élus pour qu’ils prennent ou appliquent des mesures favorables à l’environnement
  • Choisir de ne pas avoir d’enfants (mais vous pouvez garder ceux que vous avez déjà 😉 )
  • Soutenir ou rejoindre une initiative de transition ou un mouvement pro-environnement.
  • Faire passer le mot autour de soi
  • Bonus 1 : faire tout ça à son rythme sans vouloir être parfait
  • Bonus 2 : tout ça peut vous faire économiser des centaines d’euros chaque année 🙂

Il n’est pas trop tard et tout le monde faire quelque chose – aujourd’hui même. Ne sous-estimez surtout pas votre pouvoir!

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ECONOMIE

COVID et économies d’énergie : les bons réflexes !

Bon, nous revoilà « encouragés » à travailler de chez nous en mode confinement light…

Du coup, ça veut aussi dire que l’ordinateur, la lampe de bureau, la cafetière électrique ou encore le chauffage vont fonctionner davantage – et que notre facture énergétique (et notre empreinte carbone) vont le sentir passer.

Alors… Comment éviter de faire flamber la note ? Voici quelques astuces que vous pouvez envisager pour ces appareils.


Un petit chat est assis devant l'ordinateur de sa maîtresse qui travaille

Ordinateur :

  • pas la peine de l’éteindre et de le rallumer dès que vous vous absentez quelques instants : un PC soumis à ce traitement risque de s’user plus vite. Par contre, en le mettant en veille, vous éteignez l’écran et le ventilateur, ce qui diminue sensiblement sa consommation.
  • Quand vous avez fini votre journée de travail, n’oubliez pas de l’éteindre totalement, par exemple en utilisant une prise à interrupteur général. Vous éviterez ainsi la consommation intempestive de la « petite lumière bleue ».

Lampe de bureau :

  • Utilisez une ampoule basse consommation (LFC ou LED) plutôt que des halogènes (ou même de vieilles ampoules à incandescence)
  • Si vous avez un modèle à rhéostat, pensez à adapter l’intensité de l’éclairage en fonction de la luminosité ambiante.

Cafetière électrique :

  • Débranchez-la dès que le café est prêt et transvasez-le dans un thermos qui le gardera bien au chaud.
  • Si vous avez une cafetière programmable, n’hésitez pas à la débrancher complètement : l’affichage numérique consomme (pas beaucoup, certes, mais les petits ruisseaux…)

Chauffage :

  • Voyez si vous pouvez installer votre poste de travail dans une pièce de vie (salon, salle à manger) plutôt que dans une pièce de nuit comme une chambre à coucher. Vous éviterez ainsi de devoir chauffer un local supplémentaire.
  • Si ce n’est pas possible, choisissez de préférence une pièce orientée au sud de façon à profiter d’un chauffage solaire gratuit !
  • Enfin, rester immobile devant son PC peut vite donner froid : n’hésitez pas à mettre un pull, et à planifier des pauses pour bouger (p. ex. en faisant quelques mouvements de gym, ou bien laissez votre thermos à la cuisine et allez jusque-là pour vous resservir…)

Conclusion : les journées passées à télétravailler pendant la mauvaise saison ne doivent pas automatiquement être synonyme de gaspillage d’énergie – ça peut aussi être l’occasion de prendre soin de votre consommation… Et bien entendu, de vous-même ! Courage et patience à toustes 🙂

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NEWS

j’ai fait l’ouverture de la chasse (aux déchets) !

Dimanche 20 septembre. C’est la célèbre journée sans vélos voitures à Bruxelles… Et c’est surtout le premier grand rendez-vous d’automne des cleanwalkers*. L’ami Mael  a fait passer le mot : rassemblement à 14 heures place de Brouckère pour nettoyer le quartier jusqu’à la moelle!

Nous sommes donc près de deux cents bénévoles – dûment masqués et distanciation-socialisés – réunis autour du stand de Cleanwalker. Première étape : distribution générale de gants, de pinces et de sacs poubelles.

Quelques minutes de pep talk plus tard, on forme les équipes et taïaut ! C’est parti pour deux heures de traque impitoyable. Sous le regard tantôt moqueur, tantôt encourageant des passants, nous allons razzier, ratisser, débusquer, pourchasser, piéger, annihiler, acculer, extirper et ensacher les papiers gras, cannettes, bouteilles en plastique, vieux mégots et autres hôtes douteux de nos caniveaux.

Je me retrouve avec une demi-douzaine de comparses – à mettre au féminin, car je suis le seul mâle de la horde. (A propos, tu as remarqué ? Dès qu’on parle de zéro déchet, beaucoup de mecs sont (encore) aux abonnés absents… Vous attendez quoi, les gars ?)

Aussitôt, les pinces se mettent action et sans coup férir, les sacs engloutissent leurs premières prises. Tremblez, ordures ! C’est toujours ça qui ne finira pas dans l’océan.

Au début, on cherche un peu nos marques : chacun farfouille dans son coin avec une efficacité mitigée, mais bien vite, la technique de chasse évolue. À ma gauche, Sylvie, masque à fleurs, sac bleu ; A ma droite, Sacha, masque assorti à son sac blanc. En arrière-garde : Anaïs, masque étoilé et un atout qui lui vaut d’être courtisée par plusieurs équipes de rabatteurs : son précieux seau à mégots.

Sans relâche, nous ramassons, déposons, récoltons, ensachons… Nous découvrons au passage les mœurs et les habitats préférés des moult spécimens que nous traquons : abribus et terrasses de café pour les mégots, alentours des poubelles pour les bouteilles, renfoncements nauséabonds pour les canettes et les tessons… Tous nos sens sont à l’affût, rien ne nous échappe. De temps en temps, des pinces s’entrechoquent et un « Celui-là est à moi ! » ou « Je l’ai vu le premier ! » pugnace résonne dans le lointain.

Peu à peu, la fatigue s’installe, les crampes gagnent les mains droites (celles qui tiennent les pinces), les sacs se font plus lourds et le gibier plus rare. Tant mieux : le point de ralliement final est en vue.

Nous arrivons parmi les derniers pour déposer notre butin au pied des organisateurs. Il ne reste plus qu’à attendre les résultats de la pesée…

Au bout d’un long moment de suspense haletant, le verdict tombe sous les acclamations : en deux heures, nous avons ramassé l’équivalent d’une centaine de sacs poubelles et … 30.000 mégots. Sacs et seaux s’amoncellent en un véritable mémorial à cette partie de chasse aussi fructueuse qu’implacable. Mission accomplie, nous nous dispersons.

Mais, me diras-tu, ne te sens-tu pas un peu coupable d’avoir ainsi ratiboisé le petit écosystème cracra des trottoirs de Bruxelles ?

Que nenni : j’assume sans complexe. Car en repassant dans le quartier une semaine plus tard, j’ai pu constater que tout ce microcosme douteux s’était déjà rétabli à 100% et prospérait à nouveau dans toute sa luxuriance fétide – autrement dit, c’était de nouveau aussi dégueulasse qu’avant.

Mais ce n’est pas grave : j’en ai profité pour faire du repérage, et je sais déjà où je débusquerai mes prochaines proies lorsque les cleanwalkers repasseront dans le coin.

Mise en condition avec des proies factices

*Ramassage collectif de déchets en ville. Mais tu le savais déjà, of course J

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Temoignage

« Qui veut la peau de la Licorne ? » : le nouveau livre de Géraldine Rémy !

Qui veut la peau de la licorne ? | Ker Éditions

Bon, j’avoue, je ne suis pas impartial : j’avais déjà dégusté « Les Secrets de la Licorne » à la louche plutôt qu’à la petite cuiller. Hé bien, je viens de terminer « Qui veut la peau de la Licorne » et autant le dire tout de suite : j’ai adoré!

D’abord, sur la forme : dans un style vivant et direct, elle fait alterner les réflexions plus sérieuses avec des passages franchement drôles histoire de détendre l’atmosphère: son sens de l’autodérision m’a fait rire de bon cœur plus d’une fois!

Ensuite, sur le fond: j’ai aimé suivre son cheminement inachevé sur la voie de la transition, extérieure et intérieure, car le mien s’en rapproche beaucoup – et je suis certain que d’autres licornes en devenir s’y retrouveront aussi.

C’est tellement réconfortant de découvrir qu’on n’est pas tout seul à patauger dans les incertitudes, à s’égarer sur des fausses pistes, à mordre à des hameçons sans pouvoir s’en empêcher, bref à faire avec ce qu’on a… et de pouvoir se dire qu’au final, on ne s’en tire pas si mal.

Du coup, on se donne aussi le droit à la tolérance, au doute à l’erreur… En n’oubliant pas de rire de nous-mêmes et de célébrer les petites victoires que nous accumulons en chemin !

Enfin, les conseils et outils pratiques de la dernière partie du livre permettent de gagner un temps considérable dans le travail que nous faisons sur nous-même.

Merci à Géraldine d’avoir osé se livrer dans sa vulnérabilité et sa richesse intérieure – qui est aussi la nôtre –  car elle donne ainsi des clés précieuses à toustes celleux qui vont la lire!

(Qui veut la peau de la Licorne – de l’écoanxiété à la résilience intérieure, aux éditions Ker)